Visa n° 84 413
Durée : 175 minutes
© 1995 Les Films 13 / TF1 Films Production

Golden Globe du meilleur film étranger.
César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Annie Girardot.
Prix Joseph Prize à New-York.
Meilleur film étranger au London Film Critics Circle.

Avec : Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Alessandra Martines, Annie Girardot, Clémentine Célarié, Philippe Léotard, Rufus, Philippe Khorsand, Jean Marais, Micheline Presle, Michaël Cohen, Ticky Holgado, Antoine Duléry, Salomé Lelouch, William Leymergie, Marie Bunuel, Jacques Gamblin, Nicole Croisille, Sylvie Joly, Darry Cowl, Daniel Toscan du Plantier et Robert Hossein.

Note d’intention : Au début de « Les Uns et les Autres »,

j’avais mis cette citation de Willa Cather : « … il n’y a que deux ou trois histoires dans la vie de l’être humain et elles se répètent aussi cruellement que si elles n’étaient jamais arrivées… »

Depuis, j’ai souvent rêvé de pouvoir porter à l’écran l’une d’entre elles. C’est donc naturellement que je suis allé vers Victor Hugo et son Jean Valjean ; cet homme simple qui s’efforce de traverser un monde compliqué – si compliqué qu’on peut se demander si ces Misérables n’intéressent pas seulement les romanciers – et les hommes politiques en période électorale…

Alors, modestement, nous avons essayé de nous mettre dans la peau d’un Victor Hugo qui serait né en même temps que le cinématographe et ce serait inspiré des misères du XXe siècle pour raconter Valjean, Thénardier, Javert, Marius, Cosette et les autres, et répéter une fois encore que l’être humain est le plus beau des spectacles, même quand il a le mauvais rôle.

Depuis trente-quatre films, j’essaie de filmer l’espoir. Souvent naïvement, je le reconnais. Mais comment faire autrement ? C’est très impressionnant de filmer l’espoir ! Ils sont rares les comédiens dans les yeux desquels brille cette lueur, cette même lueur qui nous fait supporter toutes nos petites misères et que j’ai toujours repérée dans le regard de ceux que j’admire.

C’est donc à eux que je dédie ces Misérables de tous les temps avec, bien sûr, le souhait qu’un jour le bonheur sera encore mieux que la vie.