Visa n° 71 148
Durée : 117 minutes
© 1990 Les Films 13 / TF1 Films Production

Sélection officielle Festival de Venise.

Avec : Gérard Lanvin, Patrick Chesnais, Vincent Lindon, Annie Girardot, Marie-Sophie L., Francis Huster, Gérard Darmon, Philippe Léotard, Caroline Micla, Paul Préboist, Christine Boisson, Serge Reggiani, Véronique Silver, Patrick Bruel, Erik Berchot, Salomé Lelouch, Charles Gérard, Claire Nadeau, Jacques Gamblin, Amidou, Arlette Gordon et Pierre Barouh.

Note d’intention : Tourné en trente et un jours, ce trente et unième film – pour les trente ans des Films 13 – n’a jamais cessé d’aller plus vite que son ombre. Un vrai accouchement prématuré. L’enfant sera t-il normal ? J’avais connu d’autres urgences et j’en garde de bons souvenirs : « Un Homme et une Femme », vingt six jours; « La Bonne Année », vingt huit, « Smic Smac Smoc », sept.

Pour « Il y a des jours et des lunes », j’ai même commencé le tournage avant d’y penser. J’essaye de m’expliquer. Le Conseil Régional de Normandie me commande un film de treize minutes sur la Normandie. Là aussi j’ai de bons souvenirs et j’accepte. A partir de là une image va pousser l’autre. Le court métrage sera le début du long.

Notre histoire peut commencer… Nous sommes en mars et nous passons à l’heure d’été….

Une heure de moins et l’on rate un avion, une affaire, la femme de sa vie. En plus c’est la fameuse pleine lune. Les comportements sont exacerbés, tendus et la mauvaise humeur se répand comme une épidémie. Le quotidien ne retrouve plus ses marques, les destins ne se croisent plus au bon endroit. Une seconde peut changer une vie… imaginons une heure ! Depuis cinquante deux ans, chaque matin, j’ai le sentiment que le jour qui arrive est le bon et qu’une fois de plus ça vaut la peine d’y aller.

A l’inverse « Il y a des jours… et des lunes » parle de ces jours où l’on n’aurait pas du y aller. Ces jours où l’infiniment grand s’amuse avec notre infiniment petit, où nous faisons rire et pleurer les autres parce que ce n’est pas notre jour…

Mais si en plus ce n’est pas notre lune, alors on n’a plus aucune protection et l’astre des tueurs et des amoureux peut s’en donner à cœur joie ! Voilà comment est née, dans la précipitation, cette histoire d’amour entre le quotidien et l’irrationnel.

Pourquoi la lune a le pouvoir de faire et défaire les couples plus vite que d’habitude ? Pourquoi a t-elle besoin de sacrifice humain ? Y-a t-il des vies ou l’on apprend à s’aimer ? Et des vies où l’on aime vraiment ?
Qui s’amuse avec nos hésitations ? Tout l’univers ? La lune en particulier ou simplement notre imagination ? Voilà ce que j’avais envie de filmer cette année de grandes révolutions et un soir de pleine lune.