Visa n° 48 584
Durée : 115 minutes
© 1978 Les Films 13

César du meilleur acteur dans un second rôle pour Jacques Villeret.

Avec : Charles Denner, Jacques Villeret, Jean-Claude Brialy, Francis Perrin, Germaine Montero, Macha Méril, Régine, Nella Bielski, Arlette Emmery, Mohamed Zinet, Arlette Gordon et Michèle Morgan.

Note d’intention : Une histoire où, comme dans les meilleurs classiques du rire, on s’esclaffe quand le héros reçoit des claques verbales ou morales, quand il se laisse abuser, quand il ne comprend pas l’évidence et quand sa naïveté en fait le dindon de la farce.

Robert et Robert, deux timides lâchés dans le monde des gagnants, nous entraînent dans une cascade de rires et d’émotions à travers leurs aventures et celles des gens qui les exploitent.

Jacques Millet fait visiter son agence matrimoniale à deux acheteurs : Francis et Josette en leur expliquant leur future tâche : réunir hommes et femmes par affinités et catégories, avec la complicité de l’ordinateur –  » ça les rassure  » – Et tant pis si le choix ne leur paraît pas idéal, il vaut mieux qu’ils s’ennuient à deux que seuls !

Robert Goldman est chauffeur de taxi. Il a 48 ans et vit avec sa mère. Les années monotones en ont fait un timide écorché qui se hérisse à la moindre intrusion.

Robert Villiers a 27 ans. Lui aussi habite avec sa mère qui n’a qu’une confiance limitée en ses capacités. Villiers croit en tout ce qui n’est pas lui et il est, comme Goldman, le client idéal des marchands de rêve : voyantes, astrologues, petites annonces.

C’est à l’Agence Millet qu’ils se rencontrent. Ils sont venus chercher leur Cendrillon. Ils en repartent avec une photo imposée par les lois du marketing et de l’ordinateur Millet.

La rencontre doit avoir lieu au bal du samedi soir. Pour Robert et Robert, l’amour ne sera pas au rendez-vous, mais la déception les réunira et c’est la naissance de leur amitié. Cette amitié est la lueur qui manquait à leur vie et qui fait qu’ils vont commencer à oser et à penser que tout n’est pas impossible. Et même s’ils reviennent encore déçus du  » voyage de célibataires « , du moins sont-ils deux pour rire et espérer en parlant de tous ces timides devenus célèbres et adulés des femmes.

Robert et Robert ne sont pas encore sûrs d’eux, mais ils sont sûrs l’un de l’autre. Pour la première fois, ils existent et ont envie de faire quelque chose, ne serait-ce que pour épater l’autre.

Au mariage d’Ali et Arlette, heureux clients de l’agence, Villiers raconte une histoire drôle : celle de ses déboires de timide dans une agence matrimoniale. Tous rient de ce qui les avait fait pleurer. Dès cet instant se concrétise le thème essentiel de cette histoire : cette fameuse petite chance que chaque homme a sur la terre…

Les plus grands créateurs ne puisent-ils pas leur inspiration dans leurs misères, leurs fantasmes et, tout simplement, leur vie de tous les jours ? Tout doit servir : le pire et le meilleur. Le hasard, ce Bon Dieu de ceux qui ne croient pas, va devenir pour Robert Villiers le détonateur qui transformera ses humiliations en applaudissements, ses rêves en réalité…