D comme "Jean Dujardin"

Jean Dujardin parle d'un de ses films préférés : "Un homme qui me plait"...

« Je le revois tous les six mois. Pas parce qu'il y a Belmondo... Enfin si, mais aussi parce qu'il y a Annie Girardot. Ce film, que Lelouch est parti tourner à Los Angeles avec seulement un bout d'idée, m'a hypnotisé par sa fraîcheur et sa liberté. Une phrase revient souvent sur Lelouch : "Il ne raconte pas grand-chose, mais il le fait tellement bien." Ce film en est l'exemple parfait, j'adore ! »

(Premiere, juin 2010)



D
comme "Deauville"

L’histoire de Deauville et de Claude Lelouch commence en 1965. Claude Lelouch s’échappe de Paris après la projection de son film "Les grands moments"… Déprimé par cette désastreuse projection, il fonce vers Deauville et s’endort au volant de sa voiture face à la mer. Au petit matin, il voit alors une femme et son enfant se promenant sur la plage. Le déclic est fait. Claude Lelouch a son histoire, l’histoire simple et tendre de "Un homme et une femme".

En septembre 2006, pendant le Festival du cinéma américain, pour célébrer les quarante ans du film, Philippe Augier, Maire de Deauville, et les Deauvillais ont rendu hommage à Claude Lelouch.
Une "Place Claude Lelouch" a été inaugurée sur le front de mer en présence du réalisateur et des acteurs.
La Place Claude Lelouch est située sur les Planches, à l’endroit exact où s’arrête la Mustang conduite par Jean-Louis Trintignant lorsqu’il aperçoit Anouk Aimée sur la plage et qu’il lui fait des appels de phares.



D
comme "Décor"

1994... Claude Lelouch filme le débarquement sur la plage de Villers-sur-mer pour "Les Misérables du XXe siècle"

"Un plan non prévu dans le script : Claude Lelouch n'a pas encore fini de tourner les scènes du Débarquement lorsque, le jeudi 9 juin 1994, vers 16 heures, le feu se déclare brusquement à l'intérieur du décor. En quelques minutes, la précieuse auberge sera détruite, non sans que le metteur en scène n'ait eu le réflexe de la filmer en train d'être dévorée par les flammes... L'incendie de l'auberge est l'une des pires catastrophes que Claude Lelouch ait jamais connues au cours d'un tournage. Mais son désespoir ne durera pas longtemps. Le soir même, il aura l'idée de transposer la fin de son histoire à L'Isle-Adam. Le lendemain, il aura réécrit toute la fin de son film en conséquence et, 48 heures plus tard, le tournage reprendra dans son nouveau décor."

Jean-Philippe Chatrier


"Tout est toujours cruel avant d'être simple. L'incendie a été un moment de cruauté totale. J'ai vu d'un seul coup mon décor brûler, devant moi. Je l'ai filmé, n'importe comment, parce que mon inconscient me disait que je devais tourner...
Puis j'ai essayé d'analyser cette information qui survenait comme un coup de canon. À certains moments la vie, qui est notre plus sévère critique, vient brutalement nous dire qu'on se trompe. Ou bien qu'on peut aller plus loin !
Je me suis dit que si ça avait brûlé, alors que tout avait été tourné pour arriver jusque là, c'est qu'il fallait que je change de décor. Il était clair que la fin du film ne pouvait pas se passer ici... En voyant aujourd'hui la fin du film, je pense que l'incendie a été providentiel. Alors que dans ma première version Valjean-Fortin revenait sur les “lieux du crime” et aurait pu avoir la tentation de se venger, il décide d'oublier sa colère. L'histoire a basculé sur un autre plan : Fortin danse sur le bonheur de ses protégés, et c'est bien..."

Claude Lelouch